Annexe
Annexe A
Définitions
Accès
Dans le contexte sportif, l'accès consiste en la liberté ou la capacité d'obtenir ou d'utiliser des programmes et des installations de sport. La pauvreté de même que l'absence de programmes adaptés à leurs cultures ou d'installations en région éloignée entravent l'accès des Autochtones au sport.
Accès équitable
Dans la présente politique, on entend par accès équitable l'égalité des chances offertes aux Autochtones de participer au sport à l'échelon de leur choix. Les personnes qui vivent en région éloignée ou qui sont défavorisées sur le plan économique ne sont peut-être toujours pas en mesure d'obtenir les mêmes services en matière de sport que les autres.
Autochtones
Dans le contexte constitutionnel, en vertu de la Loi constitutionnelle de 1982, " peuples autochtones du Can" s'entend notamment des Indiens, des Inuits et des Métis du Canada.
Développement du sport
Le développement du sport peut se définir comme un ensemble de mécanismes, de politiques et d'interventions conçus pour améliorer le sport et ainsi accroître la performance et la participation, de même que la qualité de l'expérience sportive.
équité
L'équité renvoie à un milieu qui accepte les principes et les pratiques de la répartition juste et appropriée des ressources et des possibilités pour tous les Canadiens et Canadiennes. Elle tient compte des différents besoins et circonstances. Il s'agit d'offrir à tous une chance convenable de réussir. L'équité peut être obtenue en assurant le plein accès aux outils d'information, aux programmes et aux services.
Inclusion
L'inclusion renvoie au processus par lequel on considère tous les individus comme membres égaux de la société dans tous les aspects de la vie quotidienne. Ce terme peut également renvoyer à une valeur. " Il s'agit d'une façon de penser qui accepte la diversité et reconnaît le caractère unique de chaque personne en tant que membre important de la société. " [traduction libre] [6]
Jeunes
Aux fins de la présente politique, on entend par jeunes les personnes de 24 ans et moins.
Sport autochtone
Le sport autochtone renvoie aux activités sportives offertes, en grande partie, par et pour des Autochtones et administrées par des organismes autochtones à l'échelle locale, régionale, provinciale/territoriale et nationale.
Système sportif
Le système sportif renvoie aux sports pratiqués par des gens de toutes les nationalités et encadrés par des organismes de sport reconnus. Ces sports offrent des occasions de compétition à l'échelle nationale et internationale. Au Canada, le système sportif englobe tous les organismes de sport structuré, allant des ligues et clubs sportifs locaux et des organismes provinciaux/ territoriaux de sport (p. ex., Canoe Ontario) jusqu'aux fédérations nationales de sport (p. ex., Athlétisme Canada), aux organismes nationaux de services multisports (p. ex., l'Association canadienne des entraîneurs) et aux centres canadiens du sport.
Annexe B
Déclaration de Maskwachees
Comité consultatif fédéral-provincial/territorial de la condition physique et des loisirs, juin 2000
Préambule
Nous, délégués de la Table ronde nationale sur les loisirs des Peuples autochtones qui s'est tenue à Hobemma (Maskwachees) en février 2000, sommes fermement engagés à améliorer la santé, le bien-être, la survie culturelle et la qualité de vie des Autochtones au moyen de l'activité physique, de l'éducation physique, du sport et des loisirs.
Nous affirmons que les concepts holistiques des cultures autochtones, offerts par le Créateur et enseignés par les Aînés, aident à atteindre un équilibre en intégrant les aspects physique, mental, émotionnel et spirituel du développement des personnes.
Nous reconnaissons que de multiples facteurs ont contribué au mauvais état de santé et à la piètre qualité de vie de nombreux Autochtones : des problèmes sociaux comme la pauvreté; des problèmes de santé comme le diabète de type II, les maladies du cur et le syndrome d'alcoolisme ftal; le taux d'incarcération; l'abus d'alcool ou d'autres drogues; le harcèlement et le racisme et, enfin, un mode de vie sédentaire.
Nous reconnaissons que le Canada souscrit à l'article 3 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et aux recommandations de la Commission royale sur les peuples autochtones portant sur les loisirs, le sport et la vie active.
Forces et défis
Nous pouvons compter sur les forces suivantes :
- la volonté de respecter nos partenaires et de travailler ensemble dans un esprit de partage et d'apprentissage;
- l'engagement des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à réduire de 10 % le taux d'inactivité des Canadiens et Canadiennes d'ici l'an 2003;
- un nombre croissant de programmes, de politiques et de pratiques efficaces;
- la création d'infrastructures dans le secteur du sport et des loisirs;
- un mode de vie traditionnel autochtone actif sur le plan physique;
- des documents et des déclarations de partout dans le monde qui reconnaissent l'importance de l'activité physique, de l'éducation physique, du sport et des loisirs.
Nous sommes mis à l'épreuve par les défis suivants :
- le segment de la population canadienne qui connaît la croissance la plus rapide est celui des jeunes autochtones;
- la nécessité d'encourager, de demander, d'intégrer et de mettre à profit les connaissances des Aînés lors de la conception et de la mise en uvre de programmes;
- l'absence de priorités dans l'affectation de ressources humaines et financières adéquates pour le sport et les loisirs;
- la complexité des infrastructures, qui sont indépendantes au lieu d'être interdépendantes;
- la nécessité d'améliorer la communication et le cadre de responsabilisation entre les organisations et gouvernements, autochtones et non autochtones, responsables des activités sportives et récréatives;
- la nécessité de bénéficier de programmes et de services communautaires de qualité et de créeret d'améliorer des installations sportives et récréatives;
- l'attitude de résignation et de désintérêt adoptée par beaucoup;
- le manque d'initiatives précises axées sur le renforcement des capacités au niveau de la communauté;
- la nécessité d'avoir un plus grand nombre de leaders et de modèles positifs;
- la nécessité de mettre en valeur le succès et de célébrer la participation;
- la nécessité d'une éducation physique de qualité dans les écoles;
- la nécessité de faire du sport et des loisirs des expériences positives;
- la nécessité de créer, d'entretenir et de mettre en uvre des changements à l'échelle du système qui se traduiront par des politiques et des procédures plus souples, plus créatives et mieux adaptées aux besoins.
Justification
Les modes de vie traditionnels et une vie active, y compris l'éducation physique, l'activité physique, le sport, les loisirs et les activités culturelles connexes :
- offrent des stratégies de prévention bien plus puissantes et rentables que les stratégies réactives de traitement;
- permettent le développement personnel nécessaire au succès dans la vie, par exemple : le respect mutuel, l'honnêteté, le travail d'équipe, une éthique de travail saine, la résolution des conflits, le franc-jeu, l'estime de soi, la fierté et la confiance en soi;
- fournissent des occasions d'intégration qui permettent à tous les groupes d'âge et à toutes les cultures d'interagir et d'établir un respect mutuel;
- fournissent des occasions de développement du leadership et de création de modèles;
- fournissent l'occasion de vivre des relations positives et de créer des partenariats;
- augmentent le niveau d'activité tout au long de la vie pour améliorer la qualité de vie et la santé mentale, et pour aider à réduire l'incidence de l'ostéoporose, de certains types de cancer et d'états comme les maladies du cur, le diabète de type II et l'obésité;
- fournissent l'occasion de bâtir un fondement spirituel qui englobe les valeurs traditionnelles;
- fournissent une occasion à toute la famille, y compris aux parents, d'aider au développement des enfants, des jeunes et des communautés.
Nous déclarons que :
Un engagement et un investissement soutenus dans la vie active, l'activité physique, l'éducation physique, les loisirs et le sport sont essentiels pour promouvoir la santé et régler les problèmes sociaux avec lesquels sont aux prises les communautés autochtones du Canada.
C'est pourquoi nous faisons appel aux gouvernements, organisations non gouvernementales, communautés et personnes du Canada afin que tous appuient cette déclaration.
Annexe C
Survol historique de l'engagement du gouvernement fédéral concernant la participation des Autochtones au sport
Bien que le gouvernement du Canada se préoccupe du sport autochtone depuis la fin des années 1960, il ne s'y est engagé officiellement à grande échelle qu'en 1972, dans le cadre du Programme d'activités sportives et récréatives pour les Autochtones administré par Condition physique et Sport amateur (aujourd'hui Sport Canada). Au début, la priorité fédérale a été d'intégrer davantage les Autochtones au système sportif régulier. Grâce à des fonds fédéraux, les Autochtones des quatre coins du Canada ont facilité l'édification d'un système sportif entièrement autochtone, lequel visait surtout des sports réguliers comme le basket-ball et le hockey.
En 1977, un examen du Programme d'activités sportives et récréatives pour les Autochtones administré par Condition physique et Sport amateur a mis en question la nature " culture" des activités subventionnées.[7] Les dirigeants du sport autochtone avaient créé le Conseil consultatif national du sport et des loisirs autochtones, sous l'égide de la Fraternité des Indiens du Canada (maintenant l'Assemblée des Premières Nations), afin d'offrir aux Autochtones des occasions de compétition à l'échelle régionale, nationale et internationale. En 1981, Condition physique et Sport amateur a publié le document intitulé Relevons le défi : Condition physique et sport amateur dans les années 80, qui faisait de la poursuite de l'excellence dans le sport amateur une priorité fédérale, délaissant ainsi les loisirs, considérés plutôt comme relevant des provinces et des municipalités.[8] Comme le rapport ne ciblait pas directement les Autochtones, le financement du Programme d'activités sportives et récréatives pour les Autochtones a été suspendu à la suite de ce changement d'orientation.[9]
À la fin des années 1980, la communauté autochtone était de plus en plus intéressée à créer un secrétariat autochtone qui veillerait à promouvoir le sport autochtone au Canada. Parallèlement, un mouvement populaire était à mettre au point les Jeux autochtones de l'Amérique du Nord (JAAN). La toute première édition de ces Jeux a eu lieu à Edmonton en 1990. L'appui obtenu par ces deux courants a incité le gouvernement du Canada à agir.
En 1992, le Groupe de travail du Ministre a publié un rapport intitulé Le sport : Un pas d'avance, qui abordait les besoins des Autochtones et recommandait la création d'un secrétariat autochtone.[10] Tout cela allait éventuellement mener à la formation du Cercle sportif autochtone, constitué en société en 1995.[11]
Le Cercle sportif autochtone (CSA) se veut le porte-parole national du sport et des loisirs autochtones et réunit les intérêts des Premières nations, des Inuits et des Métis. Fondé en 1995, le CSA est le fruit d'un consensus national qui vise à répondre à la volonté des peuples autochtones d'obtenir un accès amélioré et équitable à diverses activités sportives et récréatives. Il regroupe14 organismes provinciaux/territoriaux de sport autochtone et, pour remplir son mandat, bénéficie du soutien de l'Assemblée des Premières nations, du Ralliement national des Métis, du Congrès des Peuples autochtones et d'Inuit Tapirisat. Principal défenseur du sport autochtone, le CSA agit à titre de détenteur national des droits des Jeux autochtones de l'Amérique du Nord.
Il favorise la participation accrue des Autochtones au sport grâce à l'élaboration et à l'exécution de programmes globaux fondés sur les cultures. Il cherche à nouer des partenariats stratégiques avec les gouvernements et les organismes de sport régulier afin de fournir aux communautés autochtones l'expertise dont elles ont tant besoin. Le CSA consacre ses efforts à trois principales priorités : le développement des athlètes, la formation des entraîneurs et la reconnaissance de l'excellence. Son principal bailleur de fonds est le gouvernement du Canada, par l'entremise de Sport Canada.[12]
Dans ses 400 recommandations, la Commission royale sur les peuples autochtones (1996) mentionne le sport à cinq reprises.[13] Elle considère le sport comme un moyen de jeter un pont entre les jeunes Autochtones et non-Autochtones, de renforcer la capacité des communautés, de favoriser la sensibilisation et de promouvoir les cultures. à la suite de ces recommandations, les ministres des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la condition physique, des loisirs et du sport ont recommandé de donner priorité aux besoins de la communauté autochtone en matière d'activité physique lors de leur rencontre en 1995. à la réunion des ministres de 1997, le Cercle sportif autochtone a présenté un document sur les obstacles empêchant les Autochtones de participer au sport, et les ministres ont décidé de s'y attaquer.
En février 2000, le Comité consultatif fédéral-provincial/territorial de la condition physique et des loisirs a organisé la Table ronde nationale sur les loisirs des Peuples autochtones, qui a débouché sur la création de la Déclaration de Maskwachees et sur un rapport final précisant les stratégies et les initiatives qui aideraient à concrétiser la Déclaration.
D'autres rapports gouvernementaux sur le sport au Canada, notamment Le sport au Canada : C'est l'affaire de tous et de toutes (rapport du Comité permanent du patrimoine canadien, Sous-comité sur l'étude du sport au Canada), viennent également appuyer l'idée d'accroître l'équité au sein du système sportif canadien afin de favoriser le sport autochtone.[14] Le gouvernement du Canada a répondu directement à ces rapports en accordant une aide financière au Cercle sportif autochtone, aux Jeux autochtones de l'Amérique du Nord et aux Jeux d'hiver de l'Arctique.
Les Jeux autochtones de l'Amérique du Nord offrent aux jeunes Autochtones du Canada et des états-Unis la possibilité de faire connaître leur patrimoine, leur histoire et leur culture en participant à diverses épreuves sportives et culturelles. " Pendant deux semaines, ces Jeux célèbrent l'unité des peuples autochtones de toutes les régions et cultures du Canada et des états-Unis dans le cadre d'épreuves sportives et culturelles amicales. Ils contribuent aussi à promouvoir les concepts holistiques du développement physique, mental, émotionnel et spirituel de l'individu. "[15]
L'accroissement de l'ampleur et de la portée des Jeux autochtones de l'Amérique du Nord constitue une grande avancée pour le sport autochtone au Canada. Les tout premiers Jeux ont eu lieu à Edmonton en 1990 et ont attiré 3 000 athlètes autochtones de partout au Canada et aux états-Unis. L'édition de 1993 s'est déroulée à Prince Albert, en Saskatchewan, et a mis aux prises 4 400 athlètes autochtones venus représenter leur province, territoire ou état. S'est ajouté aux épreuves sportives un festivalculturel qui a réuni des centaines d'artistes de partout au Canada et aux états-Unis.
Ces Jeux de 1993 ont aussi été le berceau du Conseil des JAAN en tant que structure permanente de gestion des JAAN. En 1995, les Jeux ont eu lieu à Blaine, au Minnesota, soit la première fois en territoire américain. Selon les chiffres de participation, il s'agissait des plus imposants à ce jour, avec environ 8 000 concurrents. En 1997, l'hôte des JAAN a été Victoria, en Colombie-Britannique. En tout, 26 équipes (9 provinces et territoires et 17 états) ont participé, soit 5 000 athlètes pour les épreuves sportives et plus de 3 000 concurrents au festival culturel. Lors des Jeux de 2002 à Winnipeg, 5 500 athlètes ont pris part aux 18 épreuves sportives, et environ 2 500 artistes ont participé aux activités culturelles connexes.[16]
Le gouvernement du Canada a soutenu toutes les éditions des Jeux d'hiver de l'Arctique depuis leur début en 1970. Ces Jeux font la promotion du leadership canadien au sein des pays de la communauté circumpolaire, préservent les traditions autochtones dans le sport et la culture et favorisent l'édification du système sportif. Patrimoine canadien (Sport Canada) soutient les Jeux d'hiver de l'Arctique à titre de manifestation thématique et reconnaît les sports arctiques et les jeux dénés en tant que jeux traditionnels. Cette compétition circumpolaire attire 1 600 jeunes athlètes provenant du Canada, des états-Unis, du Groenland et de deux provinces russes, Magadan et Tyumen.
Annexe D
Données démographiques sur les Autochtones
Selon le Recensement de 2001, les Autochtones forment maintenant 3,3 % de la population canadienne, comparativement à 2,7 % il y a cinq ans. De ce 3,3 % qui se déclarent comme Autochtones au Canada, 62 % sont des Indiens de l'Amérique du Nord, 30 %, des Métis, et 5 %, des Inuits. Environ 3 % disent appartenir à plus d'un groupe autochtone ou déclarent être Indiens inscrits ou membres de bande ne s'étant pas signalés comme des Autochtones. En tout, 976 305 Canadiens et Canadiennes se sont déclarés comme Autochtones, soit une hausse de 22,2 % par rapport au Recensement de 1996, alors que 799 010 personnes dans tout le pays s'étaient identifiées comme Autochtones. Par comparaison, la population canadienne en général n'a augmenté que de 4,7 % entre 1996 et 2001.
Le Recensement de 2001 a également révélé que la population autochtone est beaucoup plus jeune que la population non autochtone. Ainsi, la moitié des Autochtones ont 24 ans et moins comparativement à environ 32 % dans la population canadienne en général. Le tiers est âgé de 14 ans et moins, contre 18,3 % chez les non-Autochtones.
Proportionnellement, plus d'enfants autochtones vivent avec un seul parent, tant dans les réserves que dans les régions urbaines. Dans les régions urbaines, 46 % des enfants autochtones vivent dans des familles monoparentales, comparativement à 17 % chez les enfants non autochtones. Parmi les groupes autochtones, les enfants inuits sont les plus susceptibles de vivre avec deux parents. Les familles monoparentales sont plus enclines à vivre avec un faible revenu, et les enfants de ces familles présentent un taux plus élevé de problèmes comportementaux et émotifs. La participation à des activités sportives peut être bénéfique pour les enfants qui vivent dans de telles situations, car elle accroît l'estime de soi et réduit les problèmes de comportement. 10
Le pourcentage d'Autochtones vivant dans des régions urbaines a augmenté, alors que celui des Autochtones vivant dans des réserves a diminué. Selon le Recensement de 2001, près de la moitié (49 %) des personnes s'étant dites Autochtones vivaient en région urbaine, alors que la proportion des Autochtones qui demeuraient dans des réserves et d'autres établissements a chuté à 31 %.
Le revenu moyen des Autochtones est de beaucoup inférieur à celui des non-Autochtones, dans les régions tant urbaines que rurales. Selon les plus récentes données connues tirées du Recensement de 1996, 44 % des Autochtones vivant hors réserve dans les provinces du Canada se trouvaient sous le seuil de faible revenu fixé par Statistique Canada, y compris 60 % des enfants âgés de moins de six ans. La moyenne nationale était de 20 % pour la population en général et de 25 % pour les enfants de moins de six ans.
La scolarité est moins élevée chez les Autochtones comparativement à la population canadienne en général, mais l'écart a diminué au cours des 20 dernières années. La proportion des Autochtones détenant un diplôme d'études secondaires est passée de 21 % en 1996 à 23 % en 2001, alors que la proportion des Autochtones ayant fait des études postsecondaires s'est accrue, passant de 33 % à 38 % au cours de la même période." Malgré ces progrès, toujours selon le Recensement de 2001, 43 % des Autochtones n'avaient pas terminé leurs études secondaires comparativement à 15 % des non-Autochtones. Seulement 6 % d'entre eux détenaient un diplôme universitaire, comparativement à 26 % de la population en général.
Le chômage continue d'être plus haut chez les Autochtones. En 2001, le taux était de 19,1 %, alors que dans le cas des non-Autochtones, il se situait à 7,1 %. D'après le Recensement de 2001, le revenu moyen en l'an 2000 chez les Autochtones vivant dans des réserves (14 044 $) et hors réserve (20 020 $) est demeuré considérablement plus faible que chez le reste de la population canadienne (30 023 $).
Le savoir traditionnel a suscité un intérêt accru chez les Autochtones du Canada. Les jeux traditionnels sont l'un des aspects de ce savoir et peuvent servir à promouvoir et à accroître l'utilisation des langues autochtones, surtout chez les jeunes. Dans l'ensemble, les données du Recensement de 2001 laissent entrevoir une diminution constante de la connaissance des langues autochtones ainsi que du nombre de personnes déclarant une langue autochtone comme langue maternelle, soit la première langue parlée à la maison (26 % en 1996 et 20 % en 2001). Cependant, la baisse du nombre de personnes connaissant une langue autochtone ou déclarant une langue maternelle autochtone n'a pas touché toutes les langues autochtones, comme en témoigne la hausse du nombre de gens parlant le déné et l'inuktitut.
Unemployment continues to be higher in the Aboriginal population. In 2001, the overall unemployment rate for Aboriginal Peoples was 19.1%. The unemployment rate for non-Aboriginal population was 7.1% in 2001. According to the 2001 Census, the average income in the year 2000 for Aboriginal people on-reserve ($14,044) and off-reserve ($20,020) remained considerably lower than for the general Canadian population ($30,023).
There has been an increasing interest in traditional knowledge among Aboriginal Peoples in Canada. Traditional games are one aspect of traditional knowledge that can be used to promote and increase the use of Aboriginal languages, especially among youth. Overall, the 2001 Census data suggests a continuing decline in knowledge of Aboriginal languages and also a decline for those reporting an Aboriginal mother tongue first language learned at home (26% in 1996 and 20% in 2001). However, not all Aboriginal languages showed a decline in the number of people with knowledge of an Aboriginal language or those reporting an Aboriginal mother tongue as evident in the increase of speakers for Dene and Inuktitut languages.
Annexe E
Références
- [1] Sport BC. Benefits of Sport and Recreation.
http://www.sport.bc.ca/downloads/FACTSHEET.pdf (en anglais seulement). - [2] N. Winther, L. Nazer-Bloom et V. Petch, A Comprehensive Overview of Development, the North American Indigenous Games and Provincial/Territorial Aboriginal Sport Bodies, 1995, p. 2.
- [3] Dennis Mills, Le sport au Canada : C'est l'affaire de tous et de toutes Leadership, partenariat et imputabilité, 6e rapport du Comité permanent du patrimoine canadien, 1998, p. 96.
- [4] T.K. Young et collègues et Comité directeur de l'Enquête nationale sur la santé des Premières nations et des Inuits, et données canadiennes tirées de l'Enquête nationale sur la santé de la population, 1994-1995.
- [5] Cercle sportif autochtone, Le développement du sport autochtone : Le rôle de la formation des entraîneurs, des Jeux autochtones de l'Amérique du Nord et des organismes sportifs autochtones provinciaux/territoriaux, 1998.
- [6] National Aboriginal Disabilities and Literacy Action Conference Report (1995), rédigé pour Ressources humaines Canada, 1995,
http://www.schoolnet.ca/aboriginal/disabl15/intro-e.html#define (en anglais seulement). - [7] V. Paraschak, " The Native Sport and Recreation Program, 1972-1981: Patterns of Resistance, Patterns of Reproduct", Canadian Journal of History of Sport, 1995, vol. 26, no 2, 18 pages, p. 5.
- [8] Condition physique et Sport amateur, Relevons le défi : Condition physique et sport amateur dans les années 80, 1981.
- [9] V. Paraschak, " The Native Sport and Recreation Program, 1972-1981: Patterns of Resistance, Patterns of Reproduct", Canadian Journal of History of Sport, 1995, vol. 26, no 2, 18 pages, p. 11
- [10] Groupe de travail du Ministre sur la politique fédérale du sport, Le sport : Un pas d'avance, 1992.
- [11] V. Paraschak, Get Into the Mainstream: Aboriginal Sport in Canada, 1967-2002, document inédit, 2002.
- [12] Cercle sportif autochtone, (www.aboriginalsportcircle.ca).
- [13] Gouvernement du Canada, Commission royale sur les peuples autochtones, Ottawa, Ministère des Approvisionnements et Services Canada, 1997.
- [14] Gouvernement du Canada, Le sport au Canada : C'est l'affaire de tous et de toutes Leadership, partenariat et imputabilité, 6e rapport du Comité permanent du patrimoine canadien, 1998.
- [15] Jeux autochtones de l'Amérique du Nord de 2002, (www.2002naig.ca).
- [16] Cercle sportif autochtone, (www.aboriginalsportcircle.ca).