RECHERCHE

ATTITUDES ET PERCEPTIONS DE LA POPULATION CANADIENNE À L'ÉGARD DES LANGUES OFFICIELLES

Avec la collaboration de Martin Durand, Patrimoine canadien

Au printemps 2006, la Direction générale des programmes d'appui aux langues officielles (DGPALO) de Patrimoine canadien a contribué à une enquête d'opinion publique intitulée Attitudes et perceptions de la population canadienne à l'égard des langues officielles. Ce projet fait suite à une enquête similaire réalisée en 2002 par la firme GPC International pour le compte de Patrimoine canadien et du Secrétariat du Conseil du Trésor. L'approche méthodologique choisie permettra de comparer les données recueillies en 2002 et en 2006.

L'enquête, administrée par la firme Décima Research auprès de 1 259 répondants vivant en situation majoritaire et 2 073 répondants vivant en situation minoritaire, s'est déroulée entre les mois de mars et avril 2006. Elle a abordé une série de thèmes liés aux langues officielles tels l'éducation dans la langue de la minorité, l'apprentissage de la langue seconde, la coopération intergouvernementale, la coordination intergouvernementale, le développement communautaire, les services au public, la participation à la fonction publique, la promotion de la dualité linguistique et le vécu communautaire.

L'analyse initiale fait ressortir que la population canadienne maintient ou renforce son appui aux politiques et programmes ayant pour but de favoriser le développement des communautés vivant en situation minoritaire :

  • 91,5 % de répondants vivant en situation minoritaire considèrent que le gouvernement du Canada a un rôle important à jouer en vue d'aider au développement de la collectivité minoritaire.
  • 62 % de l'ensemble des répondants de l'enquête considèrent que la politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada renforce l'unité nationale. Il s'agit d'une augmentation de 6 % par rapport à 2002.

La confiance des répondants vivant en situation minoritaire envers l'avenir de leur communauté s'est maintenue et demeure toujours très élevée :

  • 77,5 % des répondants vivant en situation minoritaire considèrent que la collectivité minoritaire de leur région continuera d'exister à l'avenir, une hausse de 5 % par rapport à 2002.
  • 92 % des répondants vivant en situation minoritaire considèrent que l'avenir de leur communauté minoritaire leur tient à coeur.

Les analyses spécifiques aux différents thèmes liés au développement des politiques publiques dans le domaine des langues officielles seront communiquées aux intervenants concernés dans les prochains mois. D'autres analyses aborderont des thèmes liés au bénévolat, aux soins de santé, aux ressources humaines et à l'accès à Internet.

Pour plus d'information, communiquer avec Martin Durand, analyste au sein de l'équipe de recherche de la DGPALO, au 819-994-1917 ou : martin_durand@pch.gc.ca.

VITALITÉ DES MINORITÉS DE LANGUE OFFICIELLE : UNE PREMIÈRE ENQUÊTE D'ENVERGURE

Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle logo

Avec la collaboration de Jean-Pierre Corbeil, Statistique Canada

La cueillette de données de la toute première Enquête sur la vitalité des minorités de langue officielle (EVMLO) s'est terminée en décembre 2006. Plus de 50 000 personnes ont été sélectionnées pour y participer.

Le questionnaire a été administré à un échantillon d'adultes de 18 ans ou plus dans toutes les provinces et les territoires, ainsi qu'à des parents appartenant à la minorité de langue officielle de la province pour un échantillon d'enfants de moins de 18 ans. En outre, tant le critère de la langue maternelle que celui de la première langue officielle parlée ont été utilisés pour sélectionner l'échantillon des minorités de langue française et de langue anglaise au Canada.

Le questionnaire était composé de 17 modules portant sur un large éventail de données qui permettront de préciser les multiples facettes de la vitalité des communautés. Cette enquête a été le fruit d'une collaboration entre certains ministères et agences gouvernementales. La diffusion des premiers résultats est prévue pour l'automne 2007.

Éléments sondés

  • données démographiques, linguistiques et culturelles du répondant et des membres du ménage;
  • compétences linguistiques du répondant;
  • scolarisation du répondant et ses trajectoires linguistiques de l'enfance à la vie adulte;
  • appartenance identitaire et vitalité subjective;
  • vécu de l'enfant : petite enfance et milieu scolaire;
  • accès aux services de santé dans la langue de la minorité;
  • participation à la vie communautaire;
  • bénévolat et soutien social, langue d'usage dans la sphère publique;
  • pratiques linguistiques durant les temps libres ainsi qu'au travail;
  • mobilité géographique;
  • activité économique;
  • revenu.

Pour toute information, communiquer avec le gestionnaire de l'enquête à Statistique Canada, Jean-Pierre Corbeil, au 613-951-2315.

PROFIL SOCIO-ÉCONOMIQUE DES COMMUNAUTÉS ANGLOPHONES

Secteurs maritimes du Québec

La Région du Québec de Pêches et Océans Canada a publié cette étude en mars 2006. Il en ressort que la communauté anglo-québécoise vivant et travaillant dans les secteurs maritimes :

  • représente près du quart de l'effectif de pêche au Québec;
  • subit un vieillissement prématuré plus rapide que dans le reste de la population québécoise. Le dernier recensement indique en effet que 12,3 % des Québécois avaient 65 ans ou plus, tandis que cette proportion était de 18,1 % chez les Anglophones de la région de Gaspé, par exemple.
  • a un niveau de revenu inférieur, qui s'explique par le fait que la proportion d'Anglo-Québécois occupant un emploi à temps plein, toute l'année, est inférieure à celle du reste de la population des secteurs maritimes.

Le revenu moyen se chiffrait à 31 620 $ pour la population québécoise en général et à 28 700 $ pour les travailleurs des secteurs maritimes, tandis qu'il se chiffrait à 24 076 $ pour les Anglophones de la région de Gaspé. La situation est inverse aux Îles-de-la- Madeleine, qui a profité depuis 1995 d'une hausse de 30 % du prix du homard, principale espèce pêchée là-bas.

LES LANGUES OFFICIELLES À PATRIMOINE CANADIEN : QUI FAIT QUOI?

Au printemps 2006, le Secrétariat des langues officielles (SLO), qui relevait auparavant du Bureau du Conseil privé, était officiellement intégré au ministère du Patrimoine canadien, au sein duquel se trouve également la Direction générale des programmes d'appui aux langues officielles (DGPALO). Même si leurs responsabilités respectives n'ont pas changé, voici de quoi jeter un peu de lumière sur ces deux entités.

Le Secrétariat des langues officielles (SLO)

Le Secrétariat assure la coordination horizontale de l'ensemble du Programme des langues officielles (PLO), entendu au sens de toutes les activités des institutions fédérales relevant de la Loi sur les langues officielles, qu'il s'agisse de langue de service au public ou de travail, de soutien à la dualité linguistique dans la société canadienne ou d'appui au développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire. Le SLO supervise notamment la mise en oeuvre et l'évaluation du Plan d'action pour les langues officielles, exemple d'initiative concernant plusieurs institutions fédérales où le SLO exerce son rôle horizontal de leadership stratégique. Il assure la planification globale du PLO et conçoit, produit et diffuse des outils nécessaires à son fonctionnement, comme le Cadre horizontal de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats. Il organise des consultations générales entre les représentants des communautés et ceux des institutions fédérales. Il dialogue aussi avec l'ensemble des intervenants dans le but de tenir compte de leurs besoins et priorités dans l'analyse des questions horizontales et intergouvernementales qui les touchent.

La Direction générale des programmes d'appui aux langues officielles (DGPALO)

Le rôle de coordination de la DGPALO est spécifique à la partie VII de la LLO. La DGPALO joue un rôle de concertation et d'appui auprès des institutions fédérales dans la mise en oeuvre de leur engagement à l'égard du développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire et de la promotion de la dualité linguistique. Entre autres, elle anime les réseaux ministériel et interministériel des coordonnateurs responsables de la mise en œuvre de l'article 41 de la LLO, et administre notamment les fonds du Partenariat interministériel avec les communautés de langue officielle (PICLO). Par ailleurs, la DGPALO livre des programmes et activités de soutien direct, visant entre autres les communautés de langue officielle en situation minoritaire, de même que les provinces et territoires, en matière de services et d'éducation. De plus, la DGPALO est appelée à élaborer des politiques et à effectuer de la recherche sur les enjeux touchant les communautés et la dualité linguistique.

MARC ARNAL REÇOIT LE PRIX BORÉAL 2006

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a remis, en juin 2006, son Prix Boréal à M. Marc Arnal, doyen du Campus Saint-Jean de la University of Alberta.

Reconnu pour son leadership et sa vision, M. Arnal a démontré un engagement passionné envers le développement des communautés francophones et acadiennes. Notamment, il est secrétaire du Consortium national de formation en santé, président de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures et coprésident du Comité directeur Citoyenneté et Immigration Canada – Communautés francophones en situation minoritaire.

Le président de la FCFA, Jean-Guy Rioux, remet le Prix Boréal à Marc Arnal (à droite).
Le président de la FCFA, Jean-Guy Rioux, remet le Prix Boréal à Marc Arnal (à droite).

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